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Le Greco

Pays : Grèce

Style : peintre

Période : Maniérisme

La Crète



Domenicos Theotokopoulos dit El Greco naît en 1541 à Candie (Iraklion) en Crète qui est à l'époque sous protectorat de la République vénitienne. Son père Georgios Theotokopoulos exerce le métier de percepteur d'impôt au service de l'état et également marchand tout comme son frère Manoussos né en 1531, le nom de sa mère n'es pas connu.

On retrouve Le Greco en 1563 où il est mentionné dans un document comme maître peintre d'icônes. En 1566 il est autorisé à vendre dans une loterie une Passion du Christ qui est vendue 70 ducats, la valeur du tableau est estimée par le peintre crétois Georgios Klontzas, artiste connu, le prix élevé montre la renommée certaine du Greco. En 1567, il peint une Dormition de la Vierge première œuvre signé de l'artiste qui porte la mention Domenicos Theotokopoulos époièi (Domenicos Theotokopoulos l'a fait) pour une église d'Ermoupolis sur l'île de Syros. A cette même période lui est attribué un autre tableau : La Vierge à l'Enfant peinte par saint Luc, l’œuvre est très abîmée mais montre néanmoins des nouveautés dans sa représentation, Le Greco introduit la perspective dans cette toile ainsi que des motifs marginaux pour l'époque (chaise Renaissance, instruments de peinture).

Venise



Puis le peintre se rend à Venise en 1567 où il séjourne trois ans, il envoie ses dessins au cartographe crétois Giorgio Sideris dit Calapodas. Le Greco fréquente l'atelier du Titien alors âgé de 80 ans (il se considère comme son disciple à son arrivée à Rome). Mais c'est auprès du Tintoret que Le Greco trouve sa plus grande inspiration, il adopte les couleurs riches et la technique libre et spontanée des deux grands artistes vénitiens.

Son style change pendant les trois années vénitienne, l'artiste utilise le petit format sur bois et renonce au fond doré typiquement byzantin, il signe ses œuvres en lettres capitales grecques : CHEIR DOMENIKOU (de la main de Domenikos). Le Greco développe différents styles picturaux : la peinture religieuse destinée à la dévotion privée, sur trois supports différents : la toile, le bois et le cuivre, et la peinture de cabinet, des portraits et des thèmes profanes, comme Enfant allumant une chandelle (El soplon) probablement une commande du cardinal, dans cette œuvre Le Greco modèle la lumière et utilise une vue en contre-plongée.

Désormais il place ses figures dans un espace en perspective et s'inspire de modèles de traites d'architecture notamment celui du vénitien Sebastiano Serlio, il ne se sert plus de la détrempe et utilise la peinture à l'huile, sa palette change, son coloris devient plus intense et plus chaud, Le Greco utilise de plus en plus la toile de lin au lieu du panneau, il est le premier à introduire en Espagne cette innovation technique. La peinture du Greco se caractérise également par l'utilisation de pigments de toute première qualité, chose inhabituelle pour les peintres espagnols, notamment avec un bleu outremer ou lapis lazzuli, le pigment le plus cher de l'histoire de la peinture, le peintre l'utilise pour plusieurs autres œuvres, dont le retable du collège de Doña María de Aragón, il complète avec de l'azurite, il utilise également pour le vert, le résinate de cuivre et la malachite, pour le rouge, la laque organique ou laque vénitienne, etc ... Cette connaissance des matières picturales de première qualité, Le Greco l'apprend à Venise qui abrite au XVIe siècle la principale industrie européenne de produits artistiques, elle fabrique, entre autres, le bleu lapis lazzuli (à partir d'un minerai importé d'Afghanistan) et les meilleurs pinceaux de toute l'Europe.

Les oeuvres vénitiennes



Une des première œuvres réalisées par Le Greco à Venise est "L'adoration des Mages" ou la scène principale est encadrée d'un décor de ruines à l'architecture tourmentée. Ce changement se voit sur sa seconde œuvre vénitienne le Polyptyque de Modène ou Le Greco mêle l'influence byzantine et italienne. Le polyptyque est composé de trois panneaux qui se replient, il présente six scènes sur deux faces ; Sur le devant, la partie centrale représente l'Allégorie du Chevalier Chrétien (ou le Christ couronnant un saint), le groupe principal est entouré d'anges portants les attributs de la Passion. En bas, à la gauche du Christ, un monstre marin engloutit les damnés voués à l'enfer, tandis qu'à sa droite sont glorifiés les élus (allusion au Jugement dernier). Les deux autres scènes de la face antérieure du polyptyque (l'Adoration des Bergers et le Baptême du Christ) sont plutôt de manière vénitienne. Au revers du polyptyque le tableau central est une Vue du mont Sinaï, les deux autres représentent une Annonciation et Adam et Ève devant l'Éternel.

Rome



Le Greco part pour Rome en 1570, les raisons exactes de ce déménagement ne sont pas connues; À Rome, il entre au service du cardinal Alessandro Farnèse, sur la recommandation du peintre miniaturiste et enlumineur Giulio Clovio, artiste au service du palais Farnèse qui est entré au service du cardinal en 1565. Natif de Croatie, territoire de langue grecque, Clovio est un compatriote du jeune Greco et mise sur celui-ci. Le Greco peint le portrait de Clovio, tenant son célèbre livre d'heures qu'il illustre pour Alexandre Farnèse, c'est un des très rares tableaux de la période italienne qui soit signé (Naples, Musée de Capodimonte). Le Greco a certainement dû faire partie du cercle d'intellectuels qui formait la cour Farnèse ou le peintre bénéficie d'une chambre, il fait la connaissance de l'humaniste et bibliothécaire des Farnèse Fulvio Orsini qui devient son plus important soutien à Rome, il entretient également des relations avec l'ecclésiastique espagnol Luis de Castilla qui devient également un grand ami du peintre. Le Greco découvre alors les œuvres de Michel-Ange qui sont un grand choc pour lui.

On ignore quels travaux picturaux réalise l'artiste pour son maître, ni même si Le Greco participe aux grandes entreprises artistiques financées par la famille Farnèse, il n'existe pas de documentation sur ce sujet.. Seules deux œuvres du peintre apparaissent au début du XVIIe siècle, répertoriées dans les collections Farnèse : La guérison de l'aveugle (Parme, Galerie Nationale) et Enfant allumant une bougie (Naples, Musée de Capodimonte) probablement commandées par le cardinal.

Le Greco espère faire carrière dans la capitale romaine en devenant portraitiste aidé de son assistant Lattanzio Bonastri, il réalise le remarquable Portrait en pied du chevalier de Malte Vincenzo Anastagi. Le Greco peint le tableau "Le Christ chassant les marchands du temple", sur le côté droit en bas de la toile Le Greco représente le groupe de peintres qu'il admire le plus : de gauche à droite Titien, Michel-Ange, son ami Clovio et probablement Raphaël. Il peint son premier portrait en pied celui de Vincentio Anastagi, aux couleurs vibrantes découvertes après sa restauration en 1959, probablement exécuté lors d'une escale à Malte lors de son départ pour l'Espagne.

En juillet 1572, le puissant cardinal Alessandro Farnèse renvoie le peintre, les raisons sont inconnues. En juillet 1572, Le Greco écrit une lettre au cardinal affirmant ne pas connaître un quelconque motif pour son renvoi. Le Greco se retrouve alors sans protecteur, il na d'autre solution, pour survivre artistiquement dans la Ville Éternelle, que d'ouvrir un atelier. Le peintre s'inscrit alors à la guilde romaine de Saint-Luc (San Luca) et verse les deux écus nécessaire pour être enregistré( sous le nom de Domenico Greco), il ouvre un atelier à Rome et est soutenu par le peintre italien Francesco Prevoste.


L'Espagne



Le Greco part pour l'Espagne en 1577, il séjourne quelques temps à Madrid, puis à Tolède ou il réalise ses deux premières commandes pour une série d’œuvres destinées à l'église de Santo Domingo el Antiguo, que Juan de Herrera, l'architecte de l'Escorial, vient de reconstruire, ainsi que pour la sacristie de la cathédrale de la ville, le commanditaire est Don Diego de Castilla, doyen de la cathédrale de Tolède et le père de son ami Luis.

Il peint pour le maître-autel un grand retable, le centre est occupé par une magnifique Assomption de la Vierge de 4 mètres de hauteur, sur les côtés sont disposés 4 tableaux sur deux niveaux : Saint Jean Baptiste et saint Jean l’Évangéliste, surmontés par saint Bernard et saint Benoît. Tout en haut, le corps supérieur du retable est occupé par une représentation de La Trinité douloureuse qui témoigne à nouveau son attirance pour les proportions étirées en longueur. Sur le fronton il peint une Sainte Véronique tenant le Suaire, le visage du Christ évoque celui des icônes byzantines, Le Greco exécute trois versions différentes de Sainte Véronique. Enfin pour les autels latéraux du transept une Adoration des Bergers et la Résurrection du Christ. Il est également chargé de dessiner l'architecture des retables, leur décoration plastique et un tabernacle. L'ensemble de ce retable est magnifique et exige du peintre une grande préparation, pas moins de 150 dessins préparatoires et beaucoup d'effort, malheureusement l'ensemble sera dispersé, six des huit tableaux seront vendus à différentes périodes.

Pour la sacristie de la cathédrale de Tolède il peint Le Christ dépouillé de sa tunique ou "El Espolio" (1577-1579). La scène représente l'instant ou les soldats du gouverneur après avoir dépouillé le Christ de ses vêtements, le revêtent par dérision d'un manteau rouge, emblème de la royauté. Le plus frappant dans ce tableau magnifique est l'extraordinaire expression du visage du Christ qui augmente l'effet dramatique de la scène. L'iconographie inhabituelle de la toile, qui montre les trois Marie dans l'angle inférieur droit du tableau, est invoquée par les commanditaires comme prétexte pour contester le prix de l’œuvre. Celle-ci est fixée à 900 ducats et les commanditaires estiment qu'elle vaut seulement 227 ducats, il y a procès et le litige est clôturé quatre ans plus tard, il se solde par la reconnaissance publique du talent du peintre.

Philippe II



En 1580 Philippe II lui commande le Martyre de saint Maurice pour la chapelle de l'Escorial. La scène représente les derniers instants du chef de la légion thébaine qui sont évoqués par différents plans, depuis celui ou on le voit exhorter ses soldats à subir le martyre plutôt que de renoncer à leur foi jusqu'au moment de son exécution, les traits maniéristes dans ce tableau son très accusés. Malgré la valeur picturale de l’œuvre, le tableau ne plait pas au roi, la scène représentée ne correspondant pas à l'endroit prévu, le monarque le trouve trop esthétique et de lecture complexe, le tableau est finalement relégué dans les salles capitulaires au lieu d'être placé sur l'autel de l'église de l'Escorial, le roi ne lui commandera plus de tableaux.

Son changement de style se retrouve dans d'autres œuvres réalisées à la même période dont Le Christ en croix adoré par deux donateurs peint vers 1580, dans cette toile Le Greco traite de la dualité de l'existence humaine; le prêtre et un aristocrate (probablement le commanditaire) incarnent le monde terrestre, le Christ en croix représente le monde spirituel.


L’enterrement du comte d'Orgaz



En 1582 el Greco a à faire à l'Inquisition espagnole, en effet il est le traducteur auprès de celle-ci pour aider un compatriote nommé Micael Rizo Calcandil qui doit passer en jugement pour hérésie, son innocence est finalement établi. En septembre 1585 el Greco loue trois logements dans le palais du marquis de Villena dans l'ancien quartier juif de Tolède, il y vit jusqu'en 1590. En mars 1586, le curé de San Tomé de Tolède lui commande "l'Enterrement du comte d'Orgaz", qui est aujourd'hui une des œuvres les plus célèbre du Greco et l'un de ses chefs-d’œuvre. Le tableau est divisé en deux parties, terrestre et céleste, sur la partie inférieure est représenté l'inhumation de Gonzalo Ruiz de Toledo, seigneur d'Orgaz, qui fit reconstruire à ses frais l'église. Un événement surnaturel se produisit, Saint Étienne en dalmatique (Sur la robe de St Étienne est représenté son propre martyre) et saint Augustin descendus du ciel, l'ensevelirent de leurs propres mains. Sur l'extrême droite le commanditaire Andres Nunez lit le requiem. Des nuages d'anges semblent protéger le séjour du bienheureux ; la Vierge et saint Jean-Baptiste y accueillent l'âme du défunt portée par un ange représenté par un nouveau-né, elle arrive au paradis ou le Christ l'attend. L'homme aux cheveux blancs représenté de profil est Antonio de Covarrubias y Leiva un ami du peintre, el Greco brosse un portrait de son ami vers 1600, le petit garçon tenant une torche sur la gauche du tableau est son propre fils Jorge Manuel âgé de huit ans (la date 1578 est inscrit sur le mouchoir dans la poche du garçon), la figure qui surplombe St Étienne, seul personnage qui regarde le spectateur, serait un autoportrait du Greco. Ce tableau montre une parfaite synthèse des deux aspects qui coexistent dans l'art du Greco l'aspect temporel et l'aspect spirituel. A peu près à la même période il peint le portrait Chevalier à la main sur la poitrine qui est peut-être le grand écrivain Miguel de Cervantès.

Vers 1590, il peint un autre chef-d’œuvre, la Piedad de la collection Niarchos, une des très rares œuvres du Greco dont on n'a pas retrouvé de copies, pas même celles que l'atelier avait l'habitude d'exécuter. Le traitement de la composition est très original et très cinématographique. C'est par ailleurs à cette période qu'El Greco opère la dernière transformation de son art, il se lance dans un monde intérieur et subjectif, il étire la silhouette de ses personnages exagérément qui ont des attitudes ou extatiques ou convulsées, il peint le mouvement, fond la terre et le ciel annonçant 300 ans en avance le futurisme.

Les portraits



Dans le portrait Le Greco se distingue d'emblée par son style particulier, ses qualités picturales et sa vigueur expressive, novateur il est le premier en Espagne à introduire des portraits psychologiques. Jusqu'en 1600, ses portraits sont peint en buste ou à demi-corps, les personnages sont toujours vêtus de noir, le bas du visage s'encadrant dans une collerette de linon ou de dentelle. Les fonds sont pour la plupart toujours très sombres et s'éclairent parfois d'un léger halo lumineux dont: Portrait d'un gentilhomme ; Portrait d'un médecin ; Portrait de Rodrigo Vasquez et le surprenant autoportrait de l'artiste au regard si expressif.

En 1596 il reçoit la commande d'un retable pour le collège des Augustins de Dona Maria de Aragon à Madrid, il termine le retable en 1600. Autre grand projet tolédan Le Greco est chargé de la décoration de la chapelle de Saint-Joseph, le contrat stipule l'exécution de deux retables et la réalisation et la dorure à l'or fin des encadrements. Le retable comprenant au centre un Saint Joseph avec l'Enfant Jésus, sur la droite de saint Joseph, on peut apercevoir un paysage urbain ressemblant beaucoup à sa Vue de Tolède (1597-1599). Il réalise également les deux autels latéraux, à gauche du maître-autel est suspendu Saint Martin et le mendiant et en face La Vierge à l'Enfant avec sainte Martine et sainte Agnès, tableau très inspiré du Parmesan que Le Greco admirait. Un collectionneur américain achète ses deux œuvres en 1906.

Après la déception de l'Escorial Le Greco essaie à nouveau de trouver un mécène en réalisant le superbe portrait d'un somptueux coloris du cardinal (le Grand Inquisiteur Nino de Guevara) réalisé en 1596 année ou le celui-ci reçoit le pourpre. Le portrait frappe par l'acuité du regard de l'inquisiteur et l'expression pénétrante et glaciale du personnage impressionne d'emblée. Il brosse également le portrait d'Antonio de Covarrubias, de son frère Diego de Covarrubias; de Jéronimo de Cevallos ; le Portrait d'un gentilhomme, d'une extraordinaire maîtrise et d'un touche plus légère. Il fera le portrait de son fils Jorge Manuel avec sa palette et ses pinceaux. Autres portraits ceux du chanoine Bosio, le Portrait d'un religieux trinitaire, celui de son ami le poète et religieux Frère Hortensio (Félix de Paravicino d'une puissante psychologie encore une fois le visage et les mains prennent une grande importance pour imprimer au personnage son caractère, le regard pensif du poète est souligné, celui-ci en remerciement dédie plusieurs sonnets à son ami Le Greco. Le Greco peint également le portrait posthume du Cardinal Juan de Tavera (portrait qui sera restauré après les dégâts subis pendant la guerre civile de 1936).

Les peintures d'Illescas



En juin 1603 Le Greco signe un contrat pour l'exécution d'un retable du maître-autel pour l'hôpital de la charité à Illescas, petite ville entre Madrid et Tolède. Le peintre s'engage à terminer à la fin du mois d'août de l'année suivante, malheureusement une série de contretemps et de désaccords viennent compliquer l'exécution du projet et donne une nouvelle fois lieu à un procès avec les administrateurs de l'hôpital notamment sur l'estimation du prix du retable que Le Greco refusant le montant proposé. Finalement il sera payé une somme dérisoire au vue du travail effectué, et a^pour conséquence de plonger le peintre dans une grave crise financière.

Le Greco peint un Saint Ildefonse, cette œuvre à l'atmosphère mystique nous montre le saint en extase contemplant la statue de la Vierge en train de rédiger son traité Sur la virginité de Marie, l’œuvre d'un puissant chromatisme est traitée de façon très réaliste, sur la table de travail recouverte de velours rouge bordé d'or, Le Greco représente plusieurs objets très détaillés que possèdent à l'époque tous les écrivains espagnols, il peint également La Vierge de la Miséricorde qui occupe l'autre autel, Marie est vêtue d'un tunique rouge et étend son manteau comme pour protéger une série de personnages dont le col s'encadre de vastes fraises qui seront retouchées à sa mort.

Le Saint Bernardin du Musée du Greco à Tolède est l’œuvre maîtresse de l'autre tendance soutenue par l'artiste dans les années de sa maturité : la monochromie, une technique encore plus difficile. Désormais toutes les parties de la composition sont réduites, portraits et paysages, à une seule gamme chromatique de gris et de bleu argenté.

En novembre 1607 El Greco reçoit la commande d'un retable destine à la chapelle Oballe de l'église San Vicente de Tolède. Il peint une Assomption ou L'Immaculée conception et une Visitation une des œuvres maîtresses du peintre, son chef-d’œuvre stylistique en tant que maître des couleurs. Le visage de la Vierge est dune grande force expressive et tout en grâce, elle est propulsée par un ange ailes déployées qui se trouve à ses pieds, Marie est entourée d'anges musiciens peint d'une couleur vibrante, sur le bas on peut apercevoir une vue de Tolède très immatérielle dans sa vision soulignée par des rehauts de lumière.


Les oeuvres de l'hôpital Tavera



En 1608, Pedro Salazar de Mendoza lui commande trois retables peints pour l'hôpital Tavera (fondé par le Cardinal Juan de Tavera) le travail reste inachevé à cause du décès de l'artiste. Il réalise entre 1608 et 1614, le Baptême du Christ, l'Annonciation et le Cinquième Sceau de l'Apocalypse qui est amputé de sa partie supérieure, c'est dans cette œuvre que le peintre révèle le mieux l'expressionnisme exalté typiques de ses touts derniers tableaux. La figure de saint Jean, les bras levés et le visage tourné vers les cieux contraste avec les sept personnages nus et les angelots qui tiennent les voiles destinés à couvrir la nudité des martyrs conformément aux Saintes Écritures.


Les Apostolados (les Apôtres)



A la fin de sa carrière Le Greco réalise une série de tableaux consacrées aux Rédempteur et aux apôtres pour la cathédrale de Tolède, une sorte de galerie de portraits des premiers disciples du Christ du nom espagnol d'Apostolados. Dans cette remarquable série aux couleurs somptueuses, Le Greco différencie chaque personnage en lui attribuant des traits de physionomie particulier, la série de la cathédrale de Tolède comporte 13 tableaux :; Saint Jude Thaddée (vers 1602) ; Saint Paul (1610-1614) ; Saint Jean l'Evangéliste (1610-1614) ; le Rédempteur (1610-1614) ; Saint André (1610-1614) ; Saint Matthieu (1610-1614) ; Saint Barthélemy (1610-1614); Saint Luc; Saint Thomas; Saint Philippe; Saint Jacques le majeur ; Saint Jacques le mineur ; Saint Pierre(1605-1610).

Également dans ses toutes dernières œuvres un saint Sébastien (1610-1614) thème que Le Greco traite souvent, le tableau est amputé se sa partie inférieur ou le peintre évoque à nouveau Tolède dont on peut apercevoir le château de San Servando et le pont d'Alcantara, il réalise un Saint Jérôme pénitent très différents de ces autres versions, traité de manière beaucoup plus fluide, le Repas chez Simon thème que le peintre n'a jamais traité.

En 1611 Le Greco reçut la visite du peintre Francisco Pacheco, maître et beau-père de Velázquez, Pacheco peint le portrait du Greco et lui consacre un biographie dans le livre qu'il a prévu d'écrire sur les peintres célèbres (le portrait et le livre ont disparu). Le Greco réalise son unique tableau à sujet mythologique : Laocoon, tableau très singulier du point de vue iconographique et esthétique. D'après la légende, Laocoon, un prêtre troyen, essaie de mettre en garde ses compatriotes contre le cheval de Troie dont le corps creux dissimulent des soldats grecs. Laocoon sera puni par les dieux qui feront surgir des serpents de la mer pour le tuer, lui et ses deux fils. Le Greco représente au premier plan le prêtre d'Apollon, renversé sur le dos qui tente désespérément d'éloigner la gueule du serpent qui s'apprête à le mordre, derrière lui un de ses fils étendu lui aussi semble agoniser tandis que le second debout sur la gauche du tableau essaie d'écarter le serpent qui va le mordre au flanc. Sur la droite un homme et une femme nus regardent la scène avec indifférence, Le Greco pris pour décor de la scène la ville de Tolède.

Pour sa propre chapelle funéraire dans l'église Santo Domingo el Antiguo, le Gréco réalise une grande composition très émouvante : L'Adoration, des Bergers, dans cette ultime œuvre le peintre mis toute son âme, le grand peintre décède le 7 avril 1614, en présence de son ami Luis de Castilla,Le Greco est d'abord inhumé au couvent Santo Domingo el Antiguo. Puis après le décès de Castilla une controverse a lieu au sujet du prix et le fils d'El Greco fait transférer les restes de son père à San Torcuato en 1619, l'église est démolie plus tard et la dépouille de l'artiste disparaîtra avec elle.



Première édition le: 28 mai 2010 Par : Sarah
Mise à jour le: 09 novembre 2011 Par : Sarah


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