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vallotton felix

Vallotton Félix

Pays : France

Style : nabis

Période : XIXe siècle

Les débuts


Félix Édouard Vallotton est né en décembre 1865, à Lausanne, en Suisse, son père Armand Vallotton est droguiste puis devient fabricant de chocolat, sa mère Emma Louise Roseng est fille d'un boulanger du canton de Berne. Il a un frère Paul, né en 1864 qui devient son marchand plus tard et une soeur née en 1867, Hélène. Félix fait ses études au Collège classique de Lausanne et se distingue en dessin. Mais pour le reste le jeune homme s'ennuie profondément pendant ses sept ans d'études, il se destine alors à une carrière littéraire. Vallotton interrompt brusquement ses études juste avant le baccalauréat, il souhaite devenir peintre.

L'académie Julian



Ses parents ne s'y opposent pas et le jeune homme part pour Paris en janvier 1882, il s'inscrit à l'académie Julian dans les ateliers de Jules Lefebvre et Gustave Boulanger, il s'y lie avec le graveur polonais Félix Stanislas Jasinski et avec le graveur français Charles Maurin de neuf ans son aîné qui enseigne également à l'académie Julian. Félix avide d'apprendre suit aussi des cours du soir et visite les musées, fréquente les bibliothèques et est très apprécié de ses professeurs Lefebvre et Boulanger qui le présentent au concours d'entrée des Beaux-Arts. Il est admis en mars 1883 et bénéficie alors de tous les privilèges réservés aux élèves de l'école, Félix décide de rester chez Julian. Dès l'année 1884, il obtient deux prix pour des nus féminins.

Portraitiste



Félix débute dans la peinture en réalisant des portraits et brosse ceux de sa famille pendants l'été, il peint également quelques paysages alpestres. En 1885, il débute au Salon des Artistes français avec son portrait "Monsieur Ursenbach" qui est remarqué, la même année il commence la rédaction de son livre de raison, répertoire chronologique de ses oeuvres. Son grand talent de portraitiste lui amène de nombreuses commandes. Début 1886, il quitte l'académie Julian et peint son autoportrait qu'il présente au Salon et obtient une mention honorable. Vallotton copie au Louvre et peint d'après Dürer, Antonello de Messine et Frans Hals et exécute pour un amateur belge une copie de La Joconde. Il est fasciné par les oeuvres d'Ingres qu'il vénèrera toute sa vie. Il dessine et grave à l'eau-forte d'après Rembrandt et copie les oeuvres de Hans Holbein.

Premiers succès



En 1887, il brosse le portrait de son ami Jasinski, "Jasinski tenant son chapeau" qu'il pense présenter au salon de 1888, il est dissuadé par Jules Lefebvre. Il fait la connaissance d'une jeune ouvrière Hélène Chatenay qui devient son modèle et sa compagne. Vallotton participe à l'exposition universelle de Paris en 1889 et présente trois portraits dont, Monsieur Ursenbach qui obtient une mention honorable. Pendant l'été il part en Suisse et peint des paysages dans la vallée de Joux et de ses environs. Malgré ses succès l'artiste est sans argent et pour vivre travaille quelques temps en tant que restaurateur de tableaux pour un marchand, il expose ses eaux-fortes d'après Rembrandt, Velázquez et Millet à la 1 ère Exposition nationale des beaux-Arts de Berne.

Critique d'art et graveur sur bois



Félix débute en tant que critique d'art pour la Gazette de Lausanne et collabore à la revue pendant sept années. Sa cousine l'invite en voyage en Allemagne, ils passent par l'Autriche et l'Italie. Dès l'automne 1891, le peintre débute la gravure sur bois, initié par son ami Jasinski et poussé par Maurin, il adopte la méthode des artistes japonais. Il débute sa toile, "La Malade" et peint des paysages. Octave Uzanne lui consacre un article dans la revue l'Art et l'Idée et le lance comme graveur. Ses xylographies deviennent rapidement populaires, il grave des sujets de la vie quotidienne, de politique et délaisse peu à peu la peinture.

Le Nabi étranger



Début 1893, il participe à l'exposition de la Société suisse des beaux-arts et y présente sa toile La Malade, puis expose aux Indépendants sa toile, "Le Bain un soir d'été" qui est critiqué et moqué du public et de la presse, le tableau est remarqué par le groupe des Nabis, qui l'invitent à participer en 1893 à la quatrième Exposition des peintres impressionnistes et symbolistes dans la galerie du marchand d'art, Le Barc de Boutteville, au début il n'y présente que des gravures.

Ses nouveaux amis, dont Paul Sérusier, Paul Ranson, Maurice Denis et Édouard Vuillard le surnomment le Nabi étranger. Dès l'année suivante il présente des peintures et expose avec les Nabis jusqu'en 1902. Vuillard le fait engager à la Revue Blanche en tant qu'illustrateur attitré en février 1894. Félix y collabore jusqu'à la disparition de la revue en 1903. Étant devenu un illustrateur recherché, l'artiste est submergé de commandes par plusieurs éditeurs, il collabore à la revue l'Escarmouche, il grave La Manifestation pour la revue l'Estampe Originale. Vallotton travaille également pour Le Rire et le Courrier français. Célèbre, l'artiste fréquente le Tout-Paris des Arts et des Lettres, notamment Toulouse-Lautrec qui apprécie l'artiste, Jules Renard, Tristan Bernard et Stéphane Mallarmé.

Illustrateur



Chez Tristan Bernard il fait la connaissance de la soeur du marchand Berheim-Jeune, Gabrielle Rodrigues-Henriques une jeune veuve, mère de trois enfants que l'artiste épouse en 1899. En 1895, il expose au Salon de La Libre Esthétique à Bruxelles et illustre l'ouvrage d'Octave Uzanne, Les Rassemblements. Il rencontre le critique allemand Julius Meier-Graefe qui le fait connaître en Allemagne. Il expose au Salon de l'Art nouveau avec les Nabis puis illustre plusieurs ouvrages notamment pour Remy de Gourmont, Le livre des masques, pour Jules Renard, La Maîtresse et pour la revue munichoise Jugend.

En 1897, il collabore au Cri de Paris, en 1898, il grave les dix planches nommées, "Intimités". En 1900 il obtient la nationalité française et expose à la galerie Bernheim-Jeune, à la Sécession de Berlin. Il voyage beaucoup en France, en Italie et réalise des paysages urbains, en 1902, il réalise 23 lithographies sur les répressions policières pour l'Assiette au Beurre. En 1903 il est l'un des fondateurs du Salon d'Automne et l'état lui achète son tableau, "Femme se coiffant". En 1904, il peint des intérieurs et crée, une pièce de théâtre, Un homme très fort qui est joué au théâtre du Grand Guignol, il participe à la triennale d'Anvers et expose en Allemagne, il continue ses voyages et se rend en Belgique et en Hollande, il peint de nombreux paysages et intérieurs et débute de grands nus féminins.

Écrivain



En 1905 il expose à la sécession de Munich, à Venise et chez le marchand Berlinois Paul Cassirer. En 1907, il crée une autre pièce de théâtre nommée Un rien et écrit son roman, "La Vie meurtrière", celui-ci est publié après sa mort. Il séjourne à Guernesey chez le dessinateur Hermann-Paul et voyage à Naples, son frère commence à vendre ses toiles en Suisse. En 1908, le musée d'Helsinki achète son tableau, "Félix Jasinski tenant son chapeau", exposé à la Sécession de Munich. Il expose sa toile, Bain Turc au salon des Indépendants, celle-ci est très appréciée, il reçoit la visite des collectionneurs Winterthour Arthur et Hedy Hahnloser, expose à Moscou, à Bruxelles et devient enseignant à l'académie Ranson.

Début 1909, Vallotton expose au Kunstlerhaus de Zurich, il peint de nouveau des paysages, Eugène Druet devient son marchand parisien attitré et organise en 1910 la première exposition personnelle de Vallotton, dont Octave Mirbeau préface le catalogue de l'exposition. Le musée Kunstlerhaus de Zurich achète Monsieur Ursenbach, il participe à l'exposition Manet and the Post-Impressionnists à Londres et à plusieurs expositions dans toute l'Europe. Il continue ses séjours à Honfleur pendant l'été et y peint en compagnie de Manguin.

En 1912, la deuxième exposition personnelle du peintre est organisée à la galerie Druet avec une quarantaine de toiles, Vallotton refuse la Légion d'Honneur. Il envoie six tableaux à la Centennale de l'Art français à Saint-Pétersbourg et 43 tableaux à l'exposition d'Art français qui se tient au Kunsthaus de Zurich en janvier 1913. En mars 1914, son frère Paul, ouvre une galerie succursale de Berheim-Jeune et consacre à Félix sa première exposition personnelle, à Lausanne.

La guerre



Lors de la déclaration de la guerre il désire s'engager comme volontaire, il est réformé à cause de son âge. La guerre lui inspire plusieurs toiles et en décembre 1915, il grave six planches de son album : "C'est la guerre" et réalise un grand triptyque allégorique, nommé, Le Crime châtié. En 1917 il visite le front de Champagne en mission artistique aux armées, qui lui inspire une série de paysages de guerre, il les expose en octobre à l'exposition Peintres aux armées au musée du Luxembourg et peint la toile, Verdun. Il reprend ses voyages incessants se rend à Honfleur et y peint des paysages. Début 1919, nouvelle exposition personnelle chez Druet, Vallotton participe au Salon d'Automne où il présente notamment Orphée dépecé qui est vivement critiqué. Début 1920, une autre exposition personnelle a lieu à Zurich à la galerie Bernheim-Jeune, il se rend à Avignon, à Cagnes, à Tournedos, à Honfleur et exécute de grands nus et des natures mortes. En 1923, il expose au premier Salon des Tuileries, malgré la maladie, en effet un cancer du colon est diagnostiqué en en décembre 1925 il entre en clinique se faire opérer et meurt trois jours après l'intervention à seulement 60 ans.

Principales œuvres



Portrait de Mr Ursenbach, 1885; Le Bain au soir d'été, 1893; Autoportrait à l'âge de 20 ans, 1885; Félix Jasinsky tenant son chapeau, 1887; La Malade, 1892; Le Bain au soir d'été, 1892-1893; La Manifestation, 1893, gravure sur bois; Le Bain, 1894, gravure sur bois; Clair de lune, vers 1894; La Troisième Galerie au Châtelet, 1895; Les passants, 1896; Femmes nues dans un intérieur, vers 1897; Misia à sa coiffeuse, 1898; Intimités suite de 10 gravures sur bois, 1897-1898 ; Triptyque du Bon Marché, 1898; Le Mensonge, 1898; Portrait de Thadée Natanson, 1898 ; Le Dîner, 1899; Intérieur fauteuil rouge et figures, 1899 ; Sur la plage, 1899; Le Ballon, 1899; La leçon, 1900; Le grand nuage, 1900; Femme se coiffant, 1900; Pêcheurs à la ligne, 1901; Les Cinq peintres, 1902-1903 ; Paysage à Arques-la-Bataille, 1903; Intérieur avec femme en rouge de dos, 1903; Intérieur, femme en bleu fouillant dans une armoire, 1903; Femme nue retenant sa chemise à deux mains, 1904; Le Bain turc, 1907; Le Chapeau violet, 1907; L'enlèvement d'Europe, 1908; Le Rayon, 1909; La loge de théâtre, 1909; Vase et statuette, 1911; Derniers rayons, 1911; Honfleur dans la brume, 1911; Coucher de soleil, dans la brume, 1911; L'été, 1912; La cathédrale, 1913; La blanche et la noire, 1913; La Via Appia, 1913; Orphée dépecé, 1914; Femme nue entrant dans l'eau, 1915; Poivrons rouges, 1915 ; Souvenir des Andelys, 1916; Verdun, 1917 ; Baigneuses, sous-bois, 1918 ; Femme accroupie offrant du lait à un chat, 1919 ; Vieille rue de Cagnes, 1920; Grosse cruche poires et oeufs, 1921; Le Bouquet, 1922; Un soir sur la Loire, 1923; La Roumaine à la robe rouge, 1925.



Première édition le: 10 février 2010 Par : Sarah
Mise à jour le: 21 février 2012 Par : Sarah


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Principales œuvres de Félix Vallotton Toutes les oeuvres ici

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Le Bon Marché

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Félix Jasinski tenant son chapeau

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Nu assis sur un tabouret

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Monsieur Ursenbach

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Autoportrait

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Autoportrait à l'âge de vingt ans

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La Malade

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Un soir sur la Loire

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Paysage à Arques-la-Bataille

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La Chapeau violet

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Orphée dépecé

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