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daumier

Daumier Honoré

Pays : France

Style : illustrateur

Période : XVIIIe siècle

Apprentissage



Son père est Jean-Baptiste Daumier, vitrier, poète à ses heures perdues, il est originaire de l'Aude, sa mère est Cécile-Catherine Philip. En 1815, Jean-Baptiste Daumier quitte Marseille et monte à Paris dans l'espoir de faire fortune dans la poésie. Son ouvrage « Un matin de Printemps » est publié par l'imprimerie Royale, il présente son livre au futur Charles X. En 1816, Jean-Baptiste fait venir sa famille à Paris, il est présenté à Louis XVIII en octobre 1818 et en 1819, il y a une représentation de « Philippe II »,une tragédie écrite par lui-même au théâtre Chantereine à Paris. En 1820, Honoré a 12 ans, son père le fait rentré comme saute-ruisseau chez un huissier, puis comme commis de librairie chez Delaunay, au Palais-Royal. Malgré les réticences de son père, Daumier veut devenir dessinateur, en 1822, il prend alors des cours de dessin à l'académie Suisse, et à l'académie Boudin. Son talent de dessinateur y est remarqué par Alexandre Lenoir, illustre fondateur du musée des Monuments français, celui-ci l'encourage à poursuivre dans les arts graphiques. Daumier fait la connaissance du sculpteur Préault et du peintre Jeanron.

Premières lithographies



Cette année-là, Daumier inscrit au dépôt légal ses trois premières lithographies : Le Dimanche, J'suis d'garde à la mairie, et La Promenade à Romainville. En 1825, il entre comme Rapin chez Belliard, éditeur et lithographe. Il est chargé de la préparation des pierres lithographiques et réalise des copies de dessin, il loge chez ses parents 26, rue de l'Abbaye. En 1829, Daumier emménage 33 rue de la Barillerie, en face du palais de justice, en 1830 il fait ses débuts au journal « La silhouette » premier hebdomadaire satirique illustré en France, créé par Charles Philippon, il réalise sa 1ère planche le 22 juillet 1830.

Caricaturiste



Il fait ses débuts à "La Caricature" sous le pseudonyme Rogelin, le journal est fondé par Charles Philippon et Honoré de Balzac, il est pour toute l'Europe le Journal des Républicains. Balzac, impressionné par les dessins de Daumier, dit de lui : "Ce gaillard a du Michel-Ange sous la peau" ! Jusqu'en 1831, une trentaine de pièces sont publiées d'abord chez Hautecoeur-Martinet, puis au magasin de caricatures d'Aubert. Daumier est aussi un sculpteur, il a une grande passion pour cet art, il se sent à l'aise avec la terre, il a le tempérament et la vision d'un sculpteur, le sens des valeurs et des volumes. Il sculpte 36 petits bustes en terre peinte, son atelier est encombré d'ébauches, de plâtres et de moulages. En moins de deux ans La Caricature subit 7 procès et encourt quatre condamnations. Charles Philippon passe plus de temps à la prison de Sainte-Pélagie que dans son Bureau, en 1834 La Caricature est interdite, Charles Philipon Lance alors pour payer ses dettes : "Le Charivari".

Le Charivari



En 1832, Daumier, publie une charge contre Louis-Philippe, "Gargantua",(elle représente un immense Louis-Philippe gavé d'écus extorqués aux travailleurs et restituant après digestion, cette nourriture à ses courtisans), il est condamné à 6 mois de prison, et incarcéré à la prison Sainte-Pélagie, puis à la clinique de l'aliéniste Pinel, et doit payer une amende de 500 Francs pour excitation à la haine et au mépris du gouvernement. C'est aussi l'année du premier numéro du journal, Charivari, auquel Daumier participe. En 1833, Daumier étudie Rubens et Goya au Louvre, il devient célèbre en publiant une caricature de "la Poire royale Louis-Philippe", il grave "L'imagination". En 1834, Daumier réalise de nombreuses planches pour L’association mensuelle, publication de Philipon fondée en 1832 : parmi elles, Le Ventre législatif et il immortalise le massacre de la "Rue Transnonain" , le 15 avril 1834. Alors que Lyon est en proie à l'agitation des Canuts, Paris connait des troubles. Les lois restrictives sur la Liberté d'association ont en effet mis les milieux républicains en effervescence. Des barricades sont dressées à Paris et lors du passage d'un détachement militaire dans la rue Transnonain (désormais rue Beaubourg), un coup de feu est tiré d'une maison au numéro 12 et tue un officier. Les soldats, furieux, entrent dans la maison et massacrent tous les habitants : hommes, femmes et enfants, l'incident provoque une très vive émotion dans la population. Malgré cela, Daumier réalise une production intense de lithographies.

Satyre de mœurs



Le 29 aout 1835, pour lutter contre la propagande républicaine, Adolphe Thiers censure la Liberté de la presse, condamne les auteurs de caricatures et punit les délits d'offense au roi, ainsi 30 journaux républicains disparaissent. Daumier se consacre maintenant à la satyre de mœurs, il habite au 24 rue de l'Hirondelle dans l'Ile de la Cité. De 1836 à 1838, il va être très prolifique, 101 planches de la série "Caricaturana" sont publiées au charivari, il croque la bourgeoisie, la rend ridicule, odieuse, bornée, sentencieuse, ennemi du peuple et des artistes, fermée à toute générosité de l'esprit et du cœur. Daumier publie également l'album des Bohémiens de Paris (1840-1842), cela n'empêche pas qu'il soit sans le sou, il emprunte 110 Francs à M.Braconneau, il réalise diverses séries : Les Mœurs conjugales (1839-1842), Les Baigneurs (1839-1842) Les Baigneuses. En 1842, il redonne un acompte de 50 francs à son huissier, malgré cela ses meubles sont mis en gage et vendus aux enchères le 13 avril, le solde de sa dette reste impayée. En 1843, publication des planches sur les Chemins de fer (1843-1844) et les Les Bas-bleus (1844), En 1845, Daumier s'installe dans l'atelier de l'île Saint-Louis, au 9, quai d'Anjou. Il y réalise, sur trois ans, les trente-neuf lithographies des "Gens de Justice".

La deuxième République



Le 16 avril 1846, Daumier épouse Marie-Alexandrine Dassy, couturière qui a accouchée le 2 février d'un petit garçon prénommé Honoré. Il devient un familier de l'hôtel Pimodan, ou il rencontre Baudelaire, Geoffroy-Déchaume, Auguste Boulard, Steinlen et Daubigny. Publication « des Bons Bourgeois », « les pastorales » et « des papas ». Mort de son fils. Daumier prend part en 1847 chez Barye (célèbre sculpteur), à une réunion pour l'organisation d'un salon indépendant. Il reçoit ses amis artistes dans son atelier dont les peintres Corot, Daubigny et Dupré, ainsi que les sculpteurs Barye, Préault, Geoffroy-Déchaume. Après la chute de Louis-Philippe, le 24 février 1848, au terme de trois jours d'émeutes et de malentendus, l'opposition libérale obtient le départ du roi. C'est la naissance de la II ème République. Daumier réalise pour le concours de la figure de le République une imposante peinture « La République », symbolisée par une solide femme assise, deux enfants aux seins. Le tableau ne lui vaut aucune récompense, il peint « L'émeute », « Émigrants » et « Fugitifs » En 1849, il entretient des relations amicales avec Delacroix et Feuchère et envoie au Salon « Le Meunier, son fils et l'âne », publication « [i]les Physionomies de l'Assemblée dans le Charivari. Le 11 octobre 1850, première apparition du personnage du colonel Ratapoil, agent de propagande, et de son complice Casmajou, il permet à Daumier de dénoncer les abus de la propagande bonapartiste, Daumier avait sculpté un modèle de Ratapoil en terre pour le guider dans ses lithographies.

Les Amis



Rencontre en 1851, de Jules Michelet qui lui écrit : « Vous seul avez des reins !, c'est par vous que le peuple pourra parler au peuple (30 mars 1851). Décès de son père et nouvelle série sur la justice avec : « Avocats et plaideurs ». En 1852, c'est le rétablissement de l'Empire par Napoléon Bonaparte, Daumier le haïssait et ne prononçait jamais son nom sans frémir de rage. Corot le grand peintre devient son ami, il se lie d'amitié avec Théodore Rousseau et Jean-François Millet. Baudelaire, Champfleury et Banville publieront des articles élogieux sur Daumier. En 1853, il loue à Valmondois dans l'Oise à 32 km de Paris, une petite maison, son ami le peintre Feuchère meurt, et Daumier organise une vente publique de ses oeuvres. Mme Daumier devient en 1856, la marraine de François, le fils de Millet, le parrain sera Théodore Rousseau.

Daumier sculpteur et peintre



Daumier est licencié en mars 1860, du Charivari afin de calmer les esprits. Tout en continuant sa prolifique production de lithographies, il se consacre par ailleurs au dessin et à la sculpture et espère en vivre. Parmi ses sculptures figurent des gens de justice mais aussi Ratapoil, ainsi que « Les Emigrants ». Il peint la très belle série des « Amateurs »et des « Wagons », mais les acheteurs sont rares, il est toujours sans argent. En 1861, il a 53 ans, Daumier expose « La Blanchisseuse »et « Les Buveurs », en 1862, il revient à la lithographie et au dessin d'illustration, le 20 mai, il emprunte 1500 francs à Rousseau, et lui donne un tableau en échange, Il travaille pour Le Boulevard, le nouveau journal d'Etienne Carjat, et pour « Le Monde illustré », le 1er juillet, Carjat, lui prête 60 francs, le 16 décembre il est de nouveau contraint à vendre ses meubles. En 1863, il ne peut plus assumer le loyer Quai d'Anjou, il déménage plusieurs fois, il passe l'été à Valmondois, après la disparition du « Boulevard », Daumier recommence à travailler pour Le Charivari, après la mort de Philipon, ses amis pour fêter l'événement l'invitent à un banquet.

Valmondois



Nous sommes en 1865, Daumier qui a 57 ans, n'a plus d'argent et ne peut plus payer les charges immobilières d'un atelier à Paris, il quitte la capitale pour s'installer à Valmondois, où réside son ami le sculpteur Geoffroy-Dechaume et où Daubigny avait passé son enfance. Il se consacre à la peinture et y réalise des tableaux sur le thème de Don Quichotte. En 1868, ne pouvant plus payer la location de Valmondois, il faillit être expulsé, son grand ami Corot l'achète et lui offre, il lui écrit cette lettre admirable : « J'avais à Valmondois, une maisonnette dont je ne sais que faire, il m'est venu l'idée de te l'offrir, et comme j'ai trouvé l'idée bonne, je suis allé la faire enregistrer chez un notaire. Ce n'est pas pour toi que je fais ça, c'est pour embêter ton propriétaire à toi ». En 1870, le 8 février, avec Corot, Bonvin, Manet et Courbet, Daumier signe une protestation contre la rigueur du jury du salon, il refuse la légion d'honneur, 1ère publication dans Le Charivari dune longue série de caricatures contre Thiers. Le 6 février 1871, Daumier est élu membre de la commission nommé par les artistes pour la sauvegarde des oeuvres des musées, menacées par le siège de Paris. Délégué par les Beaux-arts à la commune, il s'oppose le 17 avril, à la proposition de Courbet, d'abattre la colonne Vendôme. Les finances de Daumier sont toujours aussi désastreuses, le 10 aout, son ami Daubigny lui prête 500 francs, puis 250 francs le 29 septembre. En 1872, parution de sa dernière lithographie dans Le Charivari : il représente un squelette sortant d'un cercueil portant le nom de Monarchie, Daumier ajoute en légende «Et pendant ce temps-là ils continuent à affirmer qu'elle ne s'est jamais mieux portée ». A 69 ans, Daumier devient quasiment aveugle, il distingue vaguement les objets, à la requête d'Arago le gouvernement lui accorde une modeste pension de 1200 francs par an, il est aussi question d'exposition personnelle de ses oeuvres. En 1878, exposition rétrospective de son œuvre chez Durand-Ruel sous la présidence de Victor Hugo, organisé par ses amis, malgré l'appel adressé au public par la presse, l'exposition ne connaît pas un grand succès. Le sénateur Agénor Bardoux double la pension annuelle de Daumier.

Mort du grand homme



Le 11 février 1879, Daumier est frappé d'une attaque d'apoplexie (accident vasculaire cérébral), et meurt entouré de sa femme, de Daubigny et de Geoffroy-Dechaume.Le 16 avril il est inhumé, la concession étant offerte par la commune, l'état à la demande du ministre des Beaux-arts,le corps de Daumier est transféré moins d'un an plus tard au Père-Lachaise, où il repose aux côtés de Corot et de Daubigny. Daumier nous laisse une œuvre immense 4000 lithographies, des centaines d'aquarelles, de lavis, de dessins, des sculptures, et environ 300 tableaux. Il restera avec Gavarni le plus grand peintre de mœurs de son siècle, ses lithographies étaient denses comme des peintures, il avait un grand esprit critique, malheureusement pour lui, il ne sut jamais Coter sa production personnelle, sa passion pour la peinture et la sculpture furent contrariés par les impératifs du pain quotidien et l'on détourné de sa passion, pour revenir à la lithographie.



Première édition le: 12 août 2009 Par : Sarah
Mise à jour le: 30 août 2011 Par : Sarah


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