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Luce Maximilien

Pays : France

Style : néo-impressionnisme

Période : XIXe siècle

Les débuts


Maximilien Luce naît en mars 1858 à Paris, son père, Charles Désiré Luce est comptable aux écritures de la ville de Paris, sa mère Joséphine Dunas est d'origine beauceronne. La famille habite dans le quartier de Montparnasse. Le jeune garçon étudie à l'école communale du Maine. Lors de la Commune en 1871, Maximilien Luce assiste à des scènes de tueries horribles qui le marquent toute sa vie. Le jeune homme est passionné par le dessin, son père le met alors en apprentissage chez le graveur Hildebrand, où, il apprend la gravure sur bois, il suit parallèlement des cours de dessin le soir dans une école primaire et rencontre le peintre Maillart qui donne des cours du soir aux ouvriers tapissiers des Gobelins, il passe le concours pour devenir élève et est reçu.

Passionné, Maximilien Luce dessine et grave toute la journée, il commence également à peindre. Sa première oeuvre date de 1876, "Jardin au Grand Montrouge". Maximilien Luce entre à l'académie Suisse, il termine son apprentissage en novembre 1876, il est alors ouvrier qualifié et entre dans l'atelier d'Eugène Froment, rue Saint-Jacques, où, sont gravées les planches des principales revues françaises et étrangères de l'époque, notamment L'Illustration, Le Magasin Pittoresque, Le Journal des Voyages, le Graphic ; etc. Dans l'atelier il fait la connaissance de deux artistes qui deviendront deux amis : Cavallo-Peduzzi et Léo Gausson. En 1877, Froment emmène Luce à Londres pour y travailler pour deux mois. Au début de l'année 1878, il perd sa mère.

En 1879, il fait son service militaire, normalement pour cinq années, il est incorporé dans une caserne à Guingamp en Bretagne. Pendant son service il orne de fresques paysagères les murs de la caserne avec un autre soldat artiste Antoine Bail. En 1880 il est nommé Caporal, il demande d'être rétabli soldat de deuxième classe début 1881. Le peintre Carolus-Duran intervient auprès du ministre de la Guerre pour que Luce soit renvoyé à Paris en subsistance, pour la fin de son service militaire, ce qui est fait en juillet 1881. Maximilien Luce fait la connaissance du sculpteur Alexandre Charpentier. Luce partage alors son temps entre trois ateliers celui de Carolus-Duran où, il poursuit son apprentissage de peintre et les ateliers de Froment et d'Auguste Lançon et continue de graver pour gagner sa vie.

Georges Seurat et le pointillisme



Maximilien Luce à cette période peint des vues de banlieues, se rend au Louvre et étudie les impressionnistes. Fin septembre 1883 c'est la fin de son service. En 1885 Luce quitte l'atelier de Carolus-Duran et découvre avec Cavallo-Peduzzi et Gausson les oeuvres et les recherches du pointilliste Georges Seurat et dès l'été 1885, les artistes vont peindre à Lagny, ils peignent en tons purs rapprochés, c'est pour Luce le début d'une grande production peignant et gravant alors beaucoup à partir de 1886. En 1887, Maximilien Luce expose pour la première fois au Salon de la Société des Artistes Indépendants, ses toiles exécutées suivant le principe de la division des tons, sont remarquées, notamment par Camille Pissarro qui demande à le rencontrer et grâce à lui entre dans le groupe des néo-impressionnistes alors naissant, il est chaleureusement accueilli par Seurat et Signac ce dernier lui achetant sa toile "L'homme à sa toilette".

L'artiste fait la connaissance de Guillaumin et Dubois-Pillet, d'Angrand qui deviennent ses amis proches. Luce rencontre également les critiques Félix Fénéon et Jules Christophe. Le peintre est un proche du journaliste anarchiste Jean Grave, fondateur de l'hebdomadaire, La Révolte. En juillet 1888, Félix Fénéon l'invite à exposer à La Revue Indépendante, c'est sa première exposition particulière, Maximilien Luce y présente 10 toiles, le critique Jules Christophe lui consacre un article élogieux dans la revue La Cravache. Cette même année Luce perd son père et part s'installer à Montmartre, rue Cortot.

Le succès



Succès oblige, en février 1889, Maximilien Luce est invité à exposer au XX à Bruxelles avec Bracquemond, Besnard, Desboutin, Frémissement, Gauguin, Cross, Pissarro, Monet et Seurat. Le peintre se rend à Eragny-Bazincourt chez les Pissarro où, il retourne souvent par la suite, puis il part travailler à Herblay avec Signac pour plusieurs semaines. L'artiste publie son premier album de lithographies. Maximilien Luce débute également sa collaboration au nouvel hebdomadaire socialo-anarchiste, "Le Père peinard", crée par Émile Pouget, Luce collabore au journal jusqu'en 1914 et exécute plus de 200 dessins et lithographies. L'artiste peint beaucoup, des vues de Paris, des paysages de la banlieue, d'Herblay et de La Frête et réalise sa série sur Herblay. En mars chez le marchand Durand-Ruel, l'artiste participe à la deuxième exposition des Peintres-Graveurs, avec six pastels, des dessins et des lithographies.

Luce l'anarchiste



En juillet 1890 la revue "Hommes d'aujourd'hui" lui consacre un numéro. Maximilien Luce publie un album de plusieurs lithographies, ayant pour sujet le champ de course de Saint-Ouen, intitulé Le Petit Betting qui est publié à 150 exemplaires. L'artiste poursuit sa collaboration aux revues socialistes anarchistes, la revue La Plume lui consacre un article élogieux sur ses oeuvres. Cette année là Seurat meurt d'une diphtérie, Maximilien Luce est chargé par la famille du peintre avec Fénéon et Signac de classer les oeuvres de son ami disparu. Luce expose au XX et lors de la rétrospective de Seurat présente le portrait qu'il a fait de lui. Il se rend à Londres avec Pissarro et y exécute de nombreux dessins et toiles, puis séjourne chez Signac à Saint-Tropez et expose aux Indépendants deux vues de Londres, deux vues de Saint-Tropez et une vue de Montmartre. Luce expose régulièrement chez le Barc de Boutteville avec le groupe des Peintres Impressionnistes et symbolises. En 1893, il se rend en Bretagne, à Camaret et peint beaucoup. L'artiste collabore au Chambard. En 1894 naît son fils Frédéric qui meurt onze mois plus tard.

La prison et le procès des Trente



En 1894, c'est la chasse aux anarchistes, Maximilien Luce est arrêté pour association de malfaiteurs et écroué à la prison de Mazas, il y passe 45 jours, puis il est finalement acquitté. Au mois d'août a lieu le fameux procès des Trente ou figurent notamment Félix Fénéon, Jean Grave, Sébastien Faure, etc. Les amis de Luce sont acquittés, Émile Pouget qui lui est inculpé fuit pour Londres où, il fait paraître Le Père Peinard. Son séjour en prison lui inspire un album de dix lithographies, "Mazas", avec un texte de Jules Vallès qui évoque la vie carcérale, l'album est édité à 250 exemplaires. Au mois de décembre Maximilien Luce expose avec Signac chez Moline, rue Laffitte dans la galerie du néo-impressionnisme. En 1895 le peintre est invité au Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles qui a pris la suite des XX, supprimés lors de leur dixième anniversaire.Luce débute sa collaboration avec le journal Les Temps nouveaux. Il est invité avec sa femme à Bruxelles par Émile Verhaeren, il se rend à Charleroi et est reçu par Maître Laurent, c'est alors son premier contact avec le Pays Noir. Luce toujours considéré comme un anarchiste dangereux est arrêté juste avant la visite d'Alphonse XIII à Paris.

Les Gueules noires


En 1896, Luce publie un album de dix dessins : "Les Gueules Noires", d'après les œuvres de Constantin Meunier, il retourne travailler au Pays noir, dans le bassin houiller de Charleroi, Couillet, Chatelet, la vallée de la Sambre et découvre la dure vie des mineurs, le peintre y reste trois mois. Il expose à la Libre Esthétique, aux Indépendants ses premières toiles de Belgique. En mars 1899, l'artiste expose à la galerie Durand-Ruel plusieurs toiles et retourne dans la vallée de la Sambre, à la fin de l'année Luce expose de nouveau chez Durand-Ruel, 33 tableaux de Charleroi, une trentaine de Gisors, de Paris et de Londres, l'exposition a beaucoup de succès.

Luce le peintre de Paris



En 1900, Maximilien Luce quitte Montmartre pour le XVIe arrondissement, rue Le Marois et loue un local qui lui sert d'atelier rue de Boileau. Il peint des sujets sur l'exposition Universelle et participe à la Libre Esthétique avec des toiles sur Charleroi, Émile Pouget crée le journal La Voie du peuple, Luce y collabore immédiatement. Il peint de très nombreuses vues de la capitale et une série de portraits ceux de sa famille et Émile Verhaeven, Lucie Cousturier, Cross, G. Kahn, Félix Fénéon, Signac et Charles Angrand. Luce peint à Méréville à Chalou-Moulineux, dans la vallée de la Beauce, à Étampes et commence à peindre des fleurs. En mai 1904, Luce expose chez Druet et présente 200 dessins, le catalogue est préfacé par Fénéon. Invité à la Libre Esthétique ayant pour thème L'Art Impressionniste ou participe 25 exposants, Luce est sacré grand peintre, il peint sa célèbre toile, Une rue de Paris en 71, inspirée de la Commune. Luce peint également une série de toiles sur la troupe du cirque Buffalo Bill venue à Paris.

Maximilien Luce continue ses séjours dans la vallée de la Cure, à Bessy, Arcy, Vermanton et commencera une très belle série sur cette période avec des toiles lumineuses, il expose en 1907 chez Druet, chez Berheim-Jeune grâce à Fénéon, il voyage en Hollande, collabore à La Guerre Sociale, revue anarchiste. En 1910, importante exposition chez Berheim ou l'artiste présente des toiles de bords de Seine et du Pont-Royal à Meudon. En 1911, Maximilien Luce expose une grande composition L’échafaudage qu'il offre à la C.G.T. Il continue ses expositions et présente des scènes de la vie populaire parisienne, des rues, des marchés, des petits métiers, des baigneurs et baigneuses et sur la vie des ouvriers.

La Grande Guerre



Lors de la guerre en 1914, Maximilien Luce est en Bretagne à Lézardrieux chez le peintre Thorndike. Il refuse de signer le manifeste en faveur de Romain Rolland et refuse également de s'associer à une déclaration de Jean Grave et d'autres anarchistes pour la défense nationale. Le peintre est touché par le sort des soldats Luce peint les gares parisiennes, remplies de permissionnaires revenant du front ou qui y retourne, il peint les soldats blessés, les évacués, ces toiles émouvantes sont exposées chez Berheim. Luce part peindre à Rolleboise, un village à côté de Mantes où, il retourne régulièrement, il continue à brosser des vues parisiennes, des scènes de travail et des paysages de Rolleboise, le peintre expose dans différentes galeries et devient vice-président de la Société des Artistes Indépendants où, il continue d'exposer. En 1926 lors de la rétrospective des 40 ans du Salon des Indépendants. Maximilien Luce expose une vue d'ensemble de ses plus belles oeuvres. Il peint des paysages représentant les quatre saisons et des paysages enneigés.

En 1928, Adolphe Tabarant lui consacre une biographie et l'année suivante, la galerie Bernheim une exposition rétrospective. Élu en 1935 président de la Société des Artistes Indépendants, suite à la démission de Signac. Maximilien Luce part peindre à Saint-Malo. L'artiste perd sa femme brutalement en juin 1940 lors d'un séjour à Rolleboise, désemparé Maximilien Luce meurt le 7 février 1941, il est inhumé au cimetière de Rolleboise.

Principales oeuvres



La Chambre de l'artiste rue Vavin, 1878; Epargny, paysage aux grands arbres, 1880; Le Café, 1892; Saint-Tropez, 1892; Madame Maximilien Luce, 1894; Un jardin au Grésillon, Poissy, 1894;La Forge, 1895; La Cathédrale de Gisors, 1898; Le Petit Ane, 1898; La Seine à Paris, 1899; Baignade au Pont-Neuf, 1899; Le Quai Saint-Michel, 1900; Notre-Dame-de-Paris, 1900; Construction du Sacré-Coeur, 1900; Le Pont-Neuf, 1900; Scène de rue, 1900; Madame Bouin à sa toilette, 1901; Le Quai Saint-Michel et Notre-Dame, 1901; Constructions à Paris, Boulevard Haussmann, 1904; Le Jardin du Luxembourg; Les Quais de Javel, 1905; Lavandières au bord de l'eau, 1906; ; Buffalo Bill, 1906; Le Bon samaritain, 1906-1907; La Route à Bessy-sur-Cure, 1907; Le Leuvehaven, Rotterdam, 1908; Les Scieurs, 1906-1908;Autoportrait, 1910; Portrait de Félix Fénéon, vers 1910; Fleurs dans un vase, vers 1910; Vive la Commune d'après Daumier vers 1910; L'Inondation, 1910; La Baignade des chevaux, 1910; Chemin en bordure de mer, 1914; Escaliers de la rue d'Alsace, 1916; Soldats à la gare de l'Est, 1916; L'Exécution de Varin, vers 1917; La Gare de l'Est sous la neige, 1917; Le Remorqueur à Rolleboise, 1920-1922 ; La Charrette de Foin, vers 1922; Portrait de Luce blessé par un cycliste, 1927-1928; Les Maçons, 1929 ; Le Front populaire, 1936; Vue de Honfleur.



Première édition le: 22 février 2010 Par : Sarah
Mise à jour le: 05 février 2012 Par : Sarah


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La chambre de l'artiste, rue Vavin

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Saint-Tropez

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Le café

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Madame Maximilien Luce

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Le Pont-Neuf

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