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Holbein Hans

Les débuts



Hans Holbein naît en 1497 ou 1498, à Augsbourg, il est le fils du peintre Hans Holbein l'Ancien, originaire d'Ulm, peintre célèbre de retables de grande dimension et de portraits, il a un frère cadet né vers 1494 prénommé Ambrosius. Holbein étudie dans l'atelier de son père et débute sa période de compagnonnage à la fin de l'année 1515, il entre dans l'atelier de Hans Herbst (1470-1552) à Bâle avec son frère. Les frères Holbein illustrent les marges d'un exemplaire de L’éloge de la Folie (Enconium Morae) de l'humaniste et théologien Érasme qui vit alors à Bâle et devient un intime. En 1516, les frères réalisent également un panneau pour une enseigne pendante commandé par le philologue Oswald Myconius pour son école, sur les deux côtés d'un panneau de bois, sont représentés un maître d'école dans une salle apprenant à écrire à deux hommes et sur l'autre face, aidé de sa femme, faisant lire trois garçons et une petite fille. Ambrosius, son frère, devient membre de la guilde Zum Himmel en 1517 et obtient le droit de cité, il meurt sans doute quelques temps après, car son nom n'est plus mentionné après 1519, Hans Holbein reprend sans doute l'atelier de celui-ci.

Bâle



Holbein travaille pour la haute bourgeoisie commerçante et exécute de nombreuses commandes, dont un double portrait du bourgmestre de Bâle Jakob Meyer zum Hazen et de sa femme, Dorothéa Kannengiesser, puis il peint le tableau mythologique Adam et Ève. En 1517, Holbein travaille à Lucerne pour le bourgmestre Jakob von Hertenstein, pour la décoration de sa maison, vraisemblablement avec son père, ses travaux sont inspiré de la Renaissance italienne, ce qui signifie que Hans séjourne probablement en Italie et y étudie les œuvres de Léonard de Vinci, fin 1517 début 1518. En 1519, Holbein devient membre de la guilde Zum Himmel de Bâle.

Commence pour lui une période très productive, Holbein épouse la veuve d'un tanneur, Elsbeth Bizenstock et reçoit le droit de cité à titre gratuit, en qualité d'époux d'une baloise en juillet 1520. Il exécute le très beau portrait de Bonifacius Amerbach et réalise de nombreuses décorations murales en trompe-l’œil, pour la maison Zum Tanz commandée par l'orfèvre Balthasar Angelroth. Holbein peint un magnifique et très réaliste, Christ au tombeau inspiré de Matthias Grünenwald, puis une œuvre diamétralement opposé La Madone de Soleure pour le secrétaire municipal Johannes Gerster.

Puis juste après le Retable de la Passion composé de 8 scènes sur quatre panneaux en bois de tilleul, avec des matériaux très variés dont la pierre, la peau, pour reproduire l'or des bijoux, Holbein applique directement de l'or au pinceau sur un fond brun et peint de la même manière les bandes ornées d'acanthes séparant les scènes de La Passion, qui confère à la peinture un aspect précieux. Holbein réalise le tableau: La Cène, inspiré par de Vinci, peut-être par la gravure, il peint également : Laïs de Corinthe, jeune femme célèbre pour sa beauté qu'elle estimait à un prix levé, elle était hétaïre (courtisane) dans la Grèce antique, les pièces d'or posée devant elle et sa main tendue font allusion au prix que réclame la jeune femme pour ses prestations, puis Holbein réalise le tableau mythologique Vénus et l'Amour, ses deux toiles sont peintes avec la technique du sfumato (fumée, effet vaporeux), inventé par Léonard de Vinci.

Séjour en France



Hans Holbein fait un bref séjour en France, attesté par une lettre d'Érasme en 1524, et se rend probablement à Blois et à Bourges ou il dessine les statues priantes du duc Jean de Berry et de son épouse Jeanne de Boulogne, l'artiste utilise des craies de couleurs, technique apprise ou par des disciples français de Léonard de Vinci ou dans l'atelier de Jean Clouet, peintre à la cour de François 1er. Holbein rencontre un groupe d'enlumineurs qui travaillent pour la famille royale à Tours, il y voit sans doute la miniature illustrant le mois de septembre, qui lui inspire sa gravure sur bois Le Laboureur, l'un des 41 bois gravés de la célèbre Danse des morts, dont 3 planches sont tirées en 1527 et dont la première édition, qui comporte 41 gravures, sont imprimée à Lyon en 1538 par les frères Trechsel, de cette époque date également le magnifique portrait d'Érasme.

Londres



En 1526, sans doute sur les conseils d'Érasme, qui le recommande à Thomas More, Holbein fuit la Réforme et la situation économique déplorable de Bâle et s'exile à Londres, il est accueilli par l'humaniste, Thomas More, ami d'Érasme qui le loge dans sa maison de Chelsea, Holbein fait un portrait de son hôte et de sa famille aujourd'hui perdu. More introduisit Holbein à la cour et l'artiste reçu d'importantes commandes, il brosse le portrait de l'archevêque de Canterbury, de William Warham, de Sir Henry Guildford et de sa femme, Mary Wotton, le portrait d'une dame avec un écureuil et un étourneau (qui serait la fille adoptive de Thomas More).

De retour à Bâle, en 1528 Hans Holbein continue les portraits et peint celui de Thomas Gosalve et de son fils, il illustre également l'ouvrage Canones Horoptri d'enluminures (lettrines), cet ouvrage est offert au roi d'Angleterre Henri VIII. Holbein peint le portrait de l'astronome, Nikolaus Kratzer. La situation économique de la ville s'est considérablement détériorée, il n'y a plus de commandes de retables ni de tableaux de dévotion ou d'épitaphes et les artistes de la ville n'ont plus de travail. En 1529, Les iconoclastes détruisent les œuvres sacrées de la cathédrale et des églises et couvents de Bâle et Holbein est accusé de ne pas avoir encore communié selon le rite réformé. Holbein peint le portrait de sa femme et de ses enfants et exécute pour le bourgmestre Jakob Meyer un tableau de dévotion nommé La Madone du bourgmestre Meyer. Il reçoit la commande des volets de l'orgue de la cathédrale de la ville, il les peint dans un camaïeu de bruns pour imiter la sculpture sur bois, et exécute également des fresques pour la salle du Grand Conseil, puis peint les horloges de la porte du Rhin.

Second séjour anglais



Au printemps 1532, Holbein quitte de nouveau Bâle pour l'Angleterre muni des plusieurs lettres de recommandations d'Érasme, il s'arrête à Anvers et y séjourne 1 mois. Thomas More son principal mécène ayant donné sa démission et son autre bienfaiteur William Warham étant mort, Holbein doitt s'adresser à une nouvelle clientèle, qu'il trouve auprès de la ligue hanséatique, des marchands allemands du Stahlhof, pour lesquels l'artiste réalise un nombre considérable de portraits, dont celui du riche marchand Georg Gisze, de Dirk Tybis, de Derich Born, d'Hermann Hillbrandt Wedigh. Sa renommée lui fait obtenir une commande prestigieuse de l'ambassadeur français Jean de Dinteville la célèbre double portrait "Les Ambassadeurs"ou sont représentés Jean de Dinteville et l'évêque George de Selve.

Peintre du roi



Vers 1536, Holbein devient peintre du roi Henri VIII, sans doute par l'entremise de l'épouse du roi Anne Boleyn, qu'Henri VIII fait exécuter plus tard. Holbein brosse le remarquable portrait d'Henri VIII et de sa troisième femme Jane Seymour, puis du fils du roi, le petit prince de Galles Édouard (futur roi Édouard VI).

Le peintre accepte également des commandes extérieures, il réalise des panneaux décoratifs mais aussi des miniatures dont l'extraordinaire Portrait de Simon George peinte sur bois, l'importante série d'études préparatoires de portraits conservé dans les collections royales du château de Windsor montre à quel point l'artiste était apprécié en tant que portraitiste, le plus grand de son époque et même de tous les temps.

Au début de l'année 1538, Hans Holbein, se rend à Bruxelles, ou il peint le portrait de Christine de Danemark à la demande d'Henri VIII qui veut en faire son épouse, Holbein ramène le portrait à Londres. Il est envoyé plusieurs fois sur le continent pour effectuer les portraits de plusieurs demoiselles de la noblesse européenne susceptibles de convenir à Henri VIII, notamment à Nancy ou Holbein brosse l'effigie aujourd'hui disparue d'Anne de Lorraine et fait une étude de son père Antoine de lorraine.
Avant de retourner en Angleterre Holbein s'arrête à Bâle en septembre 1538 et y séjourne un mois, en repartant il emmène son fils Philipp et le met en apprentissage pour 6 années, à Paris chez l'orfèvre Jacob David. Le roi n'ayant pas réussi à se remarier, Holbein reprend le chemin du continent pendant l'été 1539 et exécute les portraits d'Amalie et d'Annes de Clèves à Düren. Anne de Clèves devient alors la quatrième épouse du roi dont il divorce peu de temps après. Hans Holbein réalise son dernier portrait collectif pour la Barber Surgeons Company (la confrérie des barbiers et des chirurgiens), puis les portraits d'Antoine le Bon, duc de Lorraine et du prêtre et médecin personnel d'Henri VIII John Chambers peint vers 1543. Hans Holbein décède cette même année, le 29 novembre âgé de 45 ans, de la grande peste qui ravage Londres et le terrasse en pleine force et en pleine gloire.



Première édition le: 23 janvier 2010 Par : Sarah
Mise à jour le: 03 juillet 2011 Par : Sarah


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Principales œuvres de Hans Holbein Toutes les oeuvres ici

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Portrait de Jakob Meyer zum Hasen

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Autoportrait

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Portrait de Dorothea Kannengiesser

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Enseigne d'Oswald Myconius

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Adam et Ève

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Portrait de Benedikt von Hertenstein

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Portrait de Bonifacius Amerbach

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La Madone de Soleure

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Vénus et l'Amour

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Laïs de Corinthe

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Portrait d'Érasme de Rotterdam,

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